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Joolsy – Interstellar Troubadour

Date de sortie : 10 mars 2023

Editeur : Inouie distribution




« Allo le ciel ? ici en bas ! », chante Joolsy dans son excellent titre « Astéroïde » qui débute l’album Interstellar Troubadour. Sur la pochette, c’est ce qu’il semble également dire, les doigts formant un cercle autour de son œil qui contemple les astres. Pour son quatrième opus sorti le 10 mars dernier (après deux albums et un EP), Joolsy a le don de nous narrer qu’il se situe quelque part sur notre planète tout en nous envoyant en orbite au son de ses titres galactiques.

Sur le site de son éditeur Inouie distribution, nous pouvons lire : « A la façon d’un Petit Prince échoué sur la planète Terre, sa musique nous invite à lever la tête vers le ciel pour y puiser la respiration dont nous avons tous besoin ». C’est bien résumer le ressenti éprouvé pendant les 41:46 minutes d’écoute des onze titres du dernier album de Joolsy. Tantôt en français, tantôt en anglais. Allant jusqu’à donner l’impression que nous sommes des Thomas Pesquet à bord d’une station terrienne internationale.

« Il n’a de cesse de questionner la place de l’homme dans son environnement. Joolsy est un artiste qui a les pieds sur terre mais les yeux dans les étoiles », ajoute l’éditeur. Dans « Système Solitude », l’artiste le prouve en chantant non seulement : « Dans ce solitude système, on récolte juste ce qu'on sème », mais aussi : « C'est comme un monde parallèle où s'invente une vie jumelle ». Et d’ajouter dans « Astéroïde » : « Ne sois pas trop sûr de toi. La gravité ça tombe à plat ».


Joolsy possède son univers. Celui de la musique pop-folk onirique. Titulaire d’une licence d’anglais, il écrit avec facilité dans la langue de Shakespeare car, selon lui, c’est une langue très mélodique et universelle. Son Joolsy band, tel qu’il l’appelle, est composé de David Gerbi (batterie), Laurent Le Gall (contrebasse) et Ludovic Leleu (clavier). Pour son album, il s’est également entouré du quatuor à cordes de Mademoizel Quartet et des deux musiciennes de The Barettes.


Joolsy, c’est également un fabuleux scénariste. En plus d’être doué pour l’écriture, il donne vie à ses chansons au travers d’un personnage nommé Gulien. Dans « Astéroïde », ce dernier vient de gagner, avec son groupe, à un concours qui lui permet d’aller vivre dans une station spatiale. Comment vont-ils réagir lorsqu’ils verront un astéroïde leur foncer dessus ? Dans « Système Solitude », Gulien n’a plus envie de travailler à Paris et il s’exode en Eure-et-Loir. Exactement comme le chanteur en 2021 !

Tel un écrin, au milieu de son album se trouve un bijou. Une oasis de douceur en plein cœur de la tempête galactique d’Interstellar Troubadour. Cela s’appelle « La toupie bleue ». Une ode à l’évasion. Tel le mirage que pourraient découvrir des aventuriers durant leur pèlerinage. Comme la découverte d’une Terre Sainte dans son œuvre, Joolsy nous révèle un succulent guitare-voix sans parole. Un rêve venu de nulle part. Et qui nous laisse en suspension durant toute son écoute…


Interstellar Troubadour, c’est l’histoire d’un Parisien ayant réussi à réaliser le rêve d’évasion qu’il avait durant le confinement. Un néo-sparnonien désireux de vouloir nous aider, nous aussi, à aller au bout de nos envies au travers de ses chansons. Un album qui nous permet de nous envoler très haut.

David Pawlak.



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