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Patrick Coutin – L’Homme Invisible



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Si son nom ne vous est pas totalement inconnu, c’est peut-être parce que vous avez déjà très certainement entendu (ou entendu parler) de « J’aime regarder les filles » sorti en 1981. A 71 ans, Patrick Coutin joue avec les textes, et avec les chiffres aussi car il suffit d’inverser son âge pour se rendre compte qu’il vient de sortir son 17ème album (tous confondus, best of et box compris, car c’est en réalité son 12ème album studio), le 03 Mars 2023. S’il a eu sa première guitare à 17 ans pour impressionner sa voisine, il impressionne toujours autant son public, à son âge, avec L’Homme Invisible. Il le dit lui-même : « à part ça tout va bien ».

Parlons en du septième titre de l’opus dont le clip officiel est sorti le 03 Décembre 2022. A l’instar de Nicola Sirkis en duo avec Moby également dans le courant de l’année dernière, Patrick Coutin se révolte et s’indigne contre l’Homme qui détruit quotidiennement sa planète à petits feux. Ce deuxième single a précédé « La ballade de Jesus Cat », mis en ligne le 1er Mars 2022. Il était question d’une jeune fille, aussi sauvage que fragile, qui s’enfuit à moto pour échapper à son quotidien. Le chanteur parle aussi d’amour dans « Mon bébé par la main ». Et il livre un vibrant hommage à sa mère, poignant et gorgé d’émotions, dans « Maman ».

Côté musique, Patrick Coutin propose du bon son bien rock. De la guitare, des guitares ! De la basse, de la batterie. De l’harmonica aussi. Un savoureux mélange qui n’a rien à envier à Alain Bashung ni à The Who. Une évasion en plein cœur des années 70 qu’il a enregistrée à Austin, Texas, fief de la country, du blues et du rock. Des ballades, mais aussi des morceaux entraînants à l’image de « La nuit est là ». Et des refrains entêtants dès l’ouverture de l’album où l’on a envie de reprendre à tue-tête : « C’est la ballade de Jesus Cat. Rouler vite, mourir libre ». Les dix titres s’enchaînent durant 38 minutes et 46 secondes sans nous donner l’impression de voir le temps passer. Ils nous donnent plutôt envie de les repasser. Encore. Patrick Coutin a bien fait d’avoir une insomnie, cette nuit-là, lorsque l’idée lui est venue d’enregistrer une nouvelle fois.

Il a même eu une excellente idée de l’enregistrer dans cette ville des Etats-Unis. Car il a su s’entourer de musiciens d’exceptions. Avec tout d’abord David Grissom. Cet extraordinaire guitariste et producteur qui a collaboré avec de très grands noms tels que Buddy Guy, John Mellencamp, Joe Ely, The Allman Brothers Band, Chris Isaak, Robben Ford, John Mayall, ou encore Ringo Star. A Austin, on trouve aussi d’excellents batteurs. Et Patrick Coutin a choisi l’un des plus grands en la personne de Jarrod J. Johnson. Lui qui a déjà joué pour John Mayer, Lenny Kravitz, Boz Scaggs et Charly Sexton. A la basse, on a l’honneur d’entendre les notes d’Eric Holden, qui avait pu œuvrer pour Shakira, The BoDeans et Serina Ryder. Grâce à une telle équipe, l’album a pu être bouclé en seulement quelques jours.

De retour en France, Patrick Coutin fit appel à son ami Pat Manske pour mixer l’ensemble de ses enregistrements avant de sortir son œuvre. Un CD reconnaissable à sa pochette monochrome où le chanteur pose tout de noir vêtu. En tee-shirt, veste en cuir et couvert d’un chapeau américain. Son titre L’Homme Invisible est écrit en lettres d’or, tout en bas. Dans le coin supérieur droit, « Coutin » en lettres blanches. Le verso de l’album, sorti sous le label Louise Music, propose quant à lui la même photo de l’artiste, mais en mode miroir avec les couleurs inversées. Comme sur les négatifs des photos prises à l’appareil argentique. Maintenant que tu sais ce que tu dois trouver, « tu mets tes lunettes noires et tu siffles ton chien ». Et tu vas vite te procurer cet album qui ne peut que te procurer la satisfaction auditive du bon son de ce personnage incontournable du rock français.



David Pawlak


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