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De Palmas - Sous un soleil de plomb

10/11/2023 Sur la route production



Je mentirais si j’écrivais que mon cœur est purement objectif derrière ces quelques lignes. C’est avec du plomb dedans que je l’énonce : « Sous un soleil de plomb » sera le dernier album de Gérald de Palmas. Si l’artiste de pop-rock français évoque un problème de voix pour nous l’annoncer, c’est pourtant dans ce dernier album qu’on l’entend le mieux, et qu’elle vibre fort au rythme de mes battements. Cet article est à considérer comme un hommage : la musique de De Palmas m’accompagne depuis ma naissance (1994), aussi je vous l’assure, si l’artiste défend une forme de besoin de liberté dans « Personne », il reste quelqu’un dans le paysage du rock français. Ainsi, avec ce nouvel album, la nostalgie s’entend, et les thèmes chers à l’artiste reviennent. Pourtant, le chanteur nous surprend dès le départ avec « un prélude improvisé » (seulement de la musique, pas de paroles : on pourrait y voir le signe du début de la fin dans sa production d’albums : il ne l’avait encore jamais fait !).

Ensuite, il chante ce qui fait écho à tous : l’infidélité (presque légère, celle-ci), la solitude (« Dieu, que le temps me paraît long », un peu comme une vie sans la perspective d’un futur album de De Palmas), la nostalgie, les aux revoir (« le dernier pas »), une ode à « la mélancolie », les pensées sombres qui parfois nous engloutissent (« les jeteurs de sorts »), entre autres. Bref, comme il le dit si bien, « c’est la vie ». Ce qui est sur, c’est que je ne verrai jamais la mienne sans les sons de ce talentueux conteur et merveilleux musicien, avec qui j’ai grandi puis vieilli. Rien ne saura exprimer ce que je ressens désormais depuis le mois dernier : avec ce dernier album, j’ai l’impression qu’un véritable ami, un mentor, me laisse seule et sans voix, après m’avoir offert un dernier beau cadeau.

Une fois de plus, Gérald ne m’aura pas déçue. Ce dernier opus a quelques accents du premier ; la boucle est bouclée, telle une « triste transe »… Les mélodies s’enchaînent et peinent à quitter notre âme, la mienne en particulier.


À vous, cher Gérald. C’est certain, je suis infiniment triste de ne plus vous savoir sur les planches, mais reconnaissante : merci pour toutes ces années en la compagnie de votre talent, dans la joie comme dans la peine, dans mes succès et mes épreuves. Vos chansons résonneront encore sur… ma « route, toute la sainte journée ! »

Merci depuis toujours. Depuis mon toujours : 30 ans, et même après…"


Cyrielle Lecerf


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