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Wood Socx Festival 2023Socx (59) – 28 et 29 Juillet 2023

En ce mois automnal de juillet, la première préoccupation était de savoir si le festival allait être maintenu normalement. La page créée pour l’occasion se voulait d’être rassurante en publiant, quelques jours auparavant, une capture d’écran des belles prévisions de météo à venir pour ces deux jours qui promettaient d’être aussi rock qu’accueillants. Les dés furent vite jetés sur le tapis vert qu’offrait le Parc de Socx comme décor à toutes les structures qui avaient fini d’être montées. Très vite, et malgré quelques nuages, les rayons de soleil et la bonne température de 22° C venaient mettre une valeur ajoutée à la chaleur qui émanait du site.

A l’intérieur, Alex Detammaecker, Président de l’association Hidden Socx qui organise, s’affaire à donner ses dernières consignes. Le maître du jeu, chevronné et fort d’une expérience de sept ans, encourage l’équipe en place, chargée de remettre les bracelets de différentes couleurs selon l’entrée achetée par le festivalier. Cette année, c’est la première fois que le festival dure deux jours. Il s’agit de ne pas relâcher l’attention. De l’autre côté de l’allée, une deuxième équipe et déjà en place. Il s’agit de celle qui s’occupe des personnes ayant réservé en ligne.


Il est 18h00, en ce vendredi 28 Juillet 2023, et dès l’ouverture des accès, trois personnes se jettent déjà vers la caisse des entrées. Il s’agit de fans de Cachemire qui a fait l’honneur de sa venue ce soir, reconnaissables à leur tenue vestimentaire tout droit sortie de la boutique officielle du groupe. Ils ont fait un peu de chemin pour venir : lui vient de Paris, elles de Picardie. Ils sont venus exprès pour applaudir leurs idoles sur scène. D’autres personnes les suivent, tandis que la seconde allée avec réservation se remplit à vue d’œil. Il s’agit de personnes locales venant de Socx, mais aussi de Bergues, Quaëdypre et même Dunkerque. On attend jusqu’à 1.499 personnes maxi, et la communication autour de l’évènement a l’air d’avoir bien été travaillée.


Les partenaires et commerçants présents sur le site accueillent déjà leurs premiers clients et curieux. Parmi eux, des restaurateurs, mais aussi des créateurs, un luthier, un tatoueur, une association de protection d’espèces marines, et même un vendeur de CBD. Presque tous viennent des environs. Ils complètent les deux buvettes méthodiquement placées : une derrière la scène et une à sa droite, là où il y a le moins de passage. L’association organisatrice tient également un stand : elle vend ses produits dérivés. Des tee-shirts et des sweats, mais aussi des briquets. Elle est placée à côté d’un poste de secours tenu par la Protection Civile. Les secouristes pourront ainsi soigner des personnes blessées ou victimes de malaise, et prévenir des incidents en multipliant leurs rondes non-stop durant ces deux jours.


En discutant avec eux, on apprend par exemple qu’ils attendent ce festival avec impatience. Mais qu’ils redoutent un temps similaire à celui qui s’est abattu la semaine dernière dans les environs de Bergues. De bonnes bourrasques mêlées à une forte averse et des températures assez fraiches : un vrai temps d’automne ! Tout en vérifiant les ancrages de leurs tonnelles, ils expliquent qu’ils sont des habitués de marchés ou des adeptes de festival. On entendra du côté des créateurs que le fruit de leur travail peine à se vendre sur internet, et que les gens achètent plus facilement les articles en les voyant sur place. Ce festival est donc de bon augure pour enrichir leur trésorerie.


Côté organisation, le sentiment que tout est comparable à une horlogerie suisse digne de ce nom se fait ressentir. Chaque bénévole agit, tel un rouage, avec une précision digne des plus grands évènements nationaux. Willy se mue en chef d’orchestre. Il va et vient entre chacun d’eux pour passer les consignes et veiller à ce que tout se passe bien. On sait que personne ne sera livré à lui-même et que rien ne manquera au joli tableau dressé, dont un somptueux décor rappelant Wood Stock se dresse

au niveau de l’entrée. Les toilettes proposées au public sont, quant à elles, nettoyées régulièrement pour le confort de tous et c’est plutôt appréciable.


Give It Away ouvre la série des concerts. Ce tribute reprend tous les tubes des Red Hot Chili Peppers. De Give It Away à Californication, en passant par By The Way, tous les plus grands titres sont offerts pour le plus grand bonheur des spectateurs qui se multiplient dans la fosse prévue pour les accueillir. Les musiciens et le chanteur les jouent si bien qu’une dame fait remarquer à son amie qu’on pourrait croire qu’il s’agit du vrai groupe californien sur scène. Et lorsque Moves Like Jagger est interprété, la liesse s’empare de la foule qui s’agite ensemble, de manière synchronisée.


Les trois badauds croisés dès l’ouverture sont juste devant la scène, au centre. Ils l’étaient déjà depuis le début. A vrai dire, ils n’ont pas bougé de leur place depuis leur remise de bracelet. Le décor de scène et les instruments de Cachemire finissent d’être placés, et ce trio n’en perd pas une miette. Soudain, une mélodie sifflée se fait entendre. Les plus avertis comprennent très vite par quel titre leurs idoles vont commencer le concert. Puis, Fred, Seb, Sven, Farid et Ron entrent sur scène sous les acclamations du public. Et, en un instant, tous les instruments débutent simultanément sous un cri perçant de Fred : On va tous « Criez » ! A l’unisson, tous les festivaliers répondent : « Woh Yeah Yeah ! » en écho au chanteur. La fosse entièrement pleine se laisse aller pour 1h30 de folie !

Cachemire régale ! Et ce n’est pas la femme au premier rang qui dira le contraire. Armée de son smartphone filmant en continu, elle se fait même reprendre par Fred Bastar, le chanteur, qui lui dit qu’elle ne profite pas du spectacle. Qu’importe ! Des bras en l’air, il y en a et partout ! Ils s’agitent au son des titres repris avec énergie et guitares acérées de Ron Godd et Sven Kaballero, entrainées par la batterie déchainée de Farid Chanhih, elle-même sublimement accompagnée par la basse de Seb Le. Je, Influenceur, Freeman, tous les titres du dernier album « Dernier Essai » sont joués. Une émotion particulière émane même de certaines personnes lorsque Plus tu me se fait entendre… Et quand vient La nuit je mens, ce sont presque 8 minutes intenses qui sont proposées. Pour cette magnifique reprise d’un classique d’Alain Bashung et issue de leur album « Qui est la punk ? », Fred invite le public à s’accroupir avant de s’envoler dans les airs les bras levés ! La foule est en délire !



Après leur représentation, les cinq acolytes rejoignent Ophée Ly restée près des commerçants pour tenir le merch. Elle confie qu’elle a déjà vendu beaucoup de tee-shirts et d’albums, et qu’elle s’attend à ce que des personnes nouvellement conquises ce soir viennent à leur tour faire des emplettes. Vinyles et CD sont dédicacés en direct, et des photos sont accordées à celles et ceux qui en font la demande. Le groupe va à la rencontre de son public et prend son temps pour écouter chacune des personnes s’adressant à lui. Le stand ne désemplit pas. Des fans de tout âge sont présents. Les plus anciens racontent même leur histoire à Fred, captivé, qui reste attentif à tout ce qu’il entend. Cette communion aura duré jusque tard dans la nuit.



Samedi 29 Juillet 2023. Il est 15h00 et l’accès au public est de nouveau ouvert. Les festivaliers arrivent plus timidement que la veille. Peut-être ont-ils craint une reprise des pluies qui sont tombées jusqu’en début d’après-midi. A l’intérieur, les commerçants sont satisfaits du bilan de la veille. Une créatrice n’a pas encore fait ses comptes, mais elle voit qu’elle a bien vendu grâce aux bijoux qui manquent sur ses présentoirs. Une deuxième tatoueuse a pris le stand laissé vacant par l’association de protection marine. Elle y accueille un fan de Cachemire venu se faire tatouer le logo du groupe dans son cou. Au foodtruck de galettes bretonnes, ça sent bon les crêpes sucrées et les gaufres. Les gens font déjà la queue. Le soir venu, ils viendront en masse attendre leur tour pour un repas salé ici, plus tard dans la soirée, mais également sur les deux autres stands de spécialités à base de viande de porc ou encore de Tome de Cambrai.


A 16h00, le tribute Woodstock Experience commence son concert. Au programme, tous les classiques des plus grands groupes de rock des années 60-70. The Doors, The Who, Jimi Hendrix, Deep Purple, les titres des artistes emblématiques de cette période sont interprétés. Les retardataires s’empressent de se joindre à la foule. Ont-ils loupé leur titre préféré ? Certainement, si on écoute cette femme s’adressant à une autre en lui disant qu’elle l’a entendu au loin alors qu’elle gagnait le lieu de la fête à pieds. Et quand Stairway to Heaven de Led Zeppelin débute, un sexagénaire dit à sa femme que ça lui rappelle leurs souvenirs de jeunesse.


Le deuxième tribute à passer est U2 Project. Ils reprennent les tubes du célèbre groupe irlandais avec leur chanteur grimé en Bono de la tête aux pieds. Numb, Mysterious Ways, Vertigo, One, Beautiful Day, ils sont tous interprétés avec les chœurs des fans inconditionnels parmi les festivaliers. L’ambiance monte d’un cran. La foule se rajeunit un peu aussi, puisque U2 s’était fait connaître à partir des années 80. Les participants les moins âgés se précipitent donc tout naturellement pour se déhancher dans la fosse à côté des aînés. Dont ceux qui ont découvert le groupe dans les années 2000-2010. La clameur se fait unanime lorsque le tube Elevation est joué. C’est incroyable !




En soirée, le tribute Rolling The Stones fermera la marche. Emmené par son chanteur déchaîné, il parcourt le répertoire du célèbre groupe de rock britannique, dont le logo est reconnaissable à sa grande bouche rouge et à sa langue bien pendue. Sympathy For The Devil, Paint It, Black, ou encore Satisfaction, aucun de ces titres pourtant des années 60 n’est inconnu du public qui danse dans la fosse, chante les passages les plus connus, ou reprend en chœur les « Hoo ! Hoo ! » du premier tube cité. Et lorsque le chanteur se prend pour un acrobate, tous les festivaliers retiennent leur souffle. Ayant décidé d’escalader un mât de la structure recevant enceintes et éclairages, il se met à se balancer dans le vide pendant que les musiciens, imperturbables, continuent de jouer. C’est le clou du spectacle !



La première édition d’un Wood Socx Festival sur deux jours a été un franc succès. Cet évènement qui n’a pas fini de monter peut encore espérer de beaux jours pour les éditions à venir. Rien n’aurait pu être possible sans ses partenaires, parmi lesquels le Département du Nord, la Ville de Socx, la Ville de Bergues, C&B Burger, Le Menuisier, Couleurs Faubourg, Moto Passion 59, Detamdecor, Kiloutou, Eurovia Vinci, Electric Top Services, L’Echelle Européenne, Europeintures, Detam, Spie Batignolles Nord, Le Kap Verre, Leader, Sitec, Calser, GSF Propreté & Services, Marquis, CBI, La Bouée Bleue, Illi Make, CBD Berguois, FXO, Suzuki Littoral Automobile, La Bastille, Aux Indépendants, C Comme Ça !, Avant Scène.


Reportage et crédit photos :

David Pawlak

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